Précommandes ouvertes jusqu'au 30 septembre, expédition à partir d'octobre 2026
Les Vergers de Faverolles

Réglementation · Sources officielles

Ce qu'un verger a le droit de faire en agriculture biologique

Allée de pommiers bio, herbe laissée haute au pied des arbres, aux Vergers de Faverolles

Le cahier des charges de l'agriculture biologique est fixé par le règlement (UE) 2018/848 et ses textes d'application. Il ne se résume pas à une interdiction : c'est une liste précise de ce qui est permis, de ce qui est plafonné, et de ce qui est totalement exclu.

Ce qui est interdit

  • Les pesticides de synthèse (insecticides, fongicides, herbicides chimiques).
  • Les engrais chimiques de synthèse.
  • Les organismes génétiquement modifiés (OGM), dans la culture comme dans les semences.
  • Les régulateurs de croissance de synthèse.

Ce qui est autorisé, sous conditions

Le règlement liste, en annexe, un nombre restreint de substances d'origine naturelle ou minérale que l'agriculture biologique autorise pour protéger les cultures. Sur un verger de pommiers, les plus connues sont :

  • Le cuivre (bouillie bordelaise ou hydroxyde de cuivre), un fongicide contre la tavelure et d'autres maladies fongiques, plafonné à 28 kg de cuivre métal par hectare sur 7 ans par le règlement d'exécution (UE) 2018/1981 : un seuil qui existe parce que le cuivre s'accumule dans le sol.
  • Le soufre, fongicide et acaricide utilisé depuis plus d'un siècle en arboriculture, bien avant l' existence du label bio.
  • Les auxiliaires biologiques et les phéromones, qui perturbent la reproduction d'un ravageur sans le tuer chimiquement (confusion sexuelle contre le carpocapse, par exemple).

Toutes ces substances sont plafonnées, tracées, et vérifiées lors de l'audit annuel par l'organisme certificateur. Un verger bio n'est donc pas un verger sans aucune intervention : c'est un verger où les interventions sont limitées à cette liste, et où le recours aux pesticides de synthèse est exclu.

La conversion, une période à part

Une parcelle ne devient pas bio du jour au lendemain. Pour une culture pérenne comme un verger, la conversion dure généralement 3 ans : l'exploitant applique déjà toutes les règles bio, sans pouvoir encore vendre sa récolte sous le label. Cette période garantit que le sol et les arbres ont eu le temps de s'adapter avant la première récolte certifiée.

Notre certification

Les Vergers de Faverolles sont certifiés Agriculture Biologique depuis 1986, contrôlés chaque année par Bureau Veritas, numéro d'opérateur 131018. Pour ce que garantit la certification elle-même, voir notre page sur le label AB.

Questions fréquentes

Un verger bio n'utilise-t-il vraiment aucun traitement ?

Non : dire qu'un verger bio ne reçoit aucun traitement serait inexact. Le règlement (UE) 2018/848 interdit les pesticides et engrais de synthèse, mais autorise un nombre restreint de substances actives d'origine naturelle ou minérale, listées en annexe, sous des seuils précis. La différence avec l'agriculture conventionnelle n'est donc pas « traitement contre aucun traitement », mais une liste de substances beaucoup plus courte, et strictement encadrée.

Le cuivre utilisé en bio est-il dangereux ?

Le cuivre (le plus souvent sous forme de bouillie bordelaise) est un fongicide autorisé en bio, plafonné à 28 kg de cuivre métal par hectare sur 7 ans (soit une moyenne de 4 kg/ha/an) par le règlement d'exécution (UE) 2018/1981. Ce plafond existe précisément parce que le cuivre s'accumule dans le sol au fil des années : c'est un point de vigilance connu des agronomes, encadré par la réglementation, pas un sujet caché.

Combien de temps dure la conversion vers le bio ?

Pour un verger (culture pérenne), la conversion dure généralement 3 ans à partir de la demande de certification : les règles bio s'appliquent dès le début, mais les fruits ne peuvent être vendus comme « bio » qu'à l'issue de cette période (avec une mention « en conversion » possible dès la 2ᵉ année, selon les cas). La durée exacte dépend de l'historique de la parcelle.